Le blog de Ramon Confesseur

C’était l’été 2003. J’étais en vacances au sud de la France, sur le littoral. Il fait très chaud et je n’arrive pas à dormir, seule dans mon lit, en colère : une affaire urgente a rappelé mon mari à Paris depuis une semaine, une semaine où je n’ai senti sur ma peau que la caresse du vent et du soleil. Mon mari va revenir mais dans une semaine. Une semaine à chercher seule le sommeil dans la moiteur de l’été.

Ce soir, je ne le trouverai pas. Je quitte mon lit. Un peu de fraîcheur le long de la plage me fera du bien. Je mets une culotte, passe une jupe courte par-dessus, hésite à mettre un soutien-gorge par cette chaleur torride et finalement choisis de ne mettre qu’un chemisier.

Au bord de l’eau, un petit vent m’a rafraîchi. Ça m’a fait du bien, je continue de marcher et je m’éloigne de l’appartement de location. J’ai envie de boire un petit cocktail frais. Pas trop loin, j’au vu une lumière. En m’approchant, j’ai vu qu’il s’agit d’un bar presque vide. Je rentre et me commande un Blue Lagoon que je sirote avec volupté, au comptoir comme un pilier de bar. Au bout d’une petite demi-heure, un homme que je n’ai pas vu entrer s’approche du comptoir et commande un Bloody Mary. Voyant mon verre vide, il me propose de m’offrir un verre.

J’hésite. C’est la première fois qu’un inconnu m’engage la conversation et de surcroît pour m’offrir un verre. Je le regarde. Il me regarde. Je regarde autour, il y a encore deux couples dans le bar. Je ne risque rien. J’accepte le verre. Il me propose d’aller s’asseoir à une table. J’accepte encore et je m’assois en face de lui au fond du bar, tournant le dos à l’entrée. Je comprends pourquoi je ne l’avais pas vu. La table est presque dans l’obscurité. Il m’explique qu’il aime bien cette place où il peut voir sans être vu.

Il me tend une cigarette. J’ai arrêté de fumer depuis plus d’un an. Ce fut assez facile, je ne fumais pas beaucoup. J’accepte encore. Il pose sa main droite sur la table loin devant lui, y prend appuie pour se soulever et pour se pencher vers moi avant d’allumer son briquet. Je me penche vers lui, vers le briquet pour allumer ma cigarette, je sens mon sein gauche toucher sa main. J’ai senti mon mamelon se durcir. Il l’a senti aussi j’en suis sûre.

Je me rassois et m’adosse du dossier, aussi loin de lui que possible. Pour me donner une contenance, je prends mon verre et le vide d’un trait. Sans un mot, il se lève, prends mon verre vide et avance vers le comptoir. J’aurais du me lever et quitter le bar. Je l’entends revenir. Trop tard ou tant mieux, je ne sais plus. Il pose le troisième Blue Lagoon devant moi et s’assoit à sa place, en face de moi.

Il se penche, me fait signe de m’approcher, tend ses mains, paume tendu vers moi. Mon cœur bat la chamade. Ma tête me dit de rester adossée au dossier mais mon corps se penche autant que la table le permet. Est-ce la colère d’être laissée seule par mon mari ou est-ce l’effet de l’alcool ? Mes seins se retrouvent dans ses mains, les mamelons durcissent. Il tourne doucement sa main gauche et la pose sur la table avec mon sein droit poser dedans comme dans un écrin. Il serre doucement, une chaleur m’envahit. Il baisse légèrement sa main droite afin de pouvoir tenir mon mamelon entre le pouce et l’index. Il le fait rouler doucement, très doucement comme c’est agréable.

Est-ce lui qui a parlé d’une voix à peine audible ou est-ce mon imagination, mais j’ai compris qu’il me demande de déboutonner mon chemisier. Je le fais, lentement, bouton après bouton. Il écarte mon chemisier et me prends mes seins nus à pleines mains. Il les caresse, il les tripote, il les malaxe. Oh, comme c’est bon. Est-ce la semaine passée sans attouchement ou est-ce la nouveauté ?  Mais c’est meilleur qu’avec mon mari. Je me liquéfiée carrément. Ma culotte est trempée.

J’ai les seins nus et je laisse quelqu’un me les tripoter dans un bar avec des clients. Je leur tourne le dos et ils ne peuvent voir ce qui se passe, mais à tout moment, quelqu’un peut se lever et s’approcher pour aller aux toilettes par exemple. Cette situation ne me retient pas, au contraire, ça m’excite. Le boulanger qui pétrit mes miches est-il si sûr que personne ne viendra vers nous ou il se moque d’être vu ? C’est peut être gratifiant pour un homme d’être vu en train de peloter la poitrine nue d’une femme dans un endroit public.

Je veux qu’il ne s’arrête ses jeux de mains. Malheureusement, il arrête. Il retire ses mains. Je me redresse. Je fais le geste de rabattre les deux pans de mon chemisier. Il fait non de la tête. Je laisse ma poitrine nue exposée au regard de cet inconnu. Mais est-ce encore un inconnu ? Ses mains ont connu mes seins. Il regarde mes seins, il regarde mon visage. Il se lève, me tourne le dos, pousse une porte derrière lui et entre dans la pièce d’à côté. Sûr de lui. Sûr que je vais le rejoindre.

Je pose mes mains sur la table pour me lever. Je viens de me rendre compte qu’elle est plus étroite que les autres comme si les dimensions ont été calculées pour lui permettre de caresser les seins de toutes les femmes seules s’aventurant dans ce bar. Mon corps me dit d’arrêter de me poser des questions sur la table mais de faire comme les autres, toutes celles qui ont été invitées à franchir cette porte. Il m’attend dans la pièce à côté de la porte. Je suis dans la pièce, la lumière crue m’a surprise et aussi le décor. Je suis dans une salle de gym avec les instruments rangés sur les 3 côtés. Je m’avance vers lui, mes seins à l’air, mes seins libres comme l’air aspirent à être emprisonnés une deuxième fois.

Je m’avance vers lui. Il fait un pas de côté, passe une main derrière mon dos me fai pivoter sur moi-même avec délicatesse mais fermement. Je me retrouve devant un espalier qui couvre tout le mur. Il se met derrière moi, tellement près que je sens son souffle sur ma nuque. Il prend les pans de mon chemisier et l’enlève. Pour la première fois, depuis que j’ai connu mon mari, je me retrouve torse nu offrant ma poitrine à un autre homme que lui. Tout à l’heure ça ne compte pas, c’était dans le pénombre, presque l’obscurité. Maintenant, je sens le froid de la nudité. J’ai envie de me croiser les bras mais je ne le fais pas.

Il passe ses bras devant lui. Ses mains se referment sur mes seins, les doigts écartés. Mes mamelons se retrouvent coincé chacun entre un index et un pouce. Il resserre ses doigts. Il serre mes seins. J’ai l’impression qu’il a quatre mains, deux pour caresser mes mamelons, deux pour pétrir mes seins.

Il me demande d’enlever ma jupe. Je défais les attaches et elle tombe au sol. Il laisse glisser ses mains sur mon ventre, sur ma culotte et cherche l’élastique. Son souffle descend sur mon dos. Il descend sur mes fesses nues. En se baissant, il a aussi baissé ma culotte jusqu’à mes chevilles. Je l’enlève complètement avec mes pieds. Il remonte ses mains le long de mes jambes, le long de mes cuisses. Je pense qu’il va toucher mon sexe. J’aspire à ce qu’il touche mon sexe. Non il ne le fait pas. Il prend mes fesses à pleines mains et les écarte.

J’ai honte. Il regarde mon trou, le trou que je ne vois pas moi-même. Il écarte encore plus mes fesses. Je sens son souffle et tout d’un coup, c’est doux et c’est humide. Il vient de lécher mon anus. Il y enfonce sa langue. Elle est à l’intérieure. Suis-je sodomisée ? Non, sodomisée c’est avec autre chose pas avec le bout d’une langue. Elle bouge la langue. Elle essaie de se faufiler le plus loin possible. Elle s’agite à l’intérieur. Ça fait drôle. Ça fait du bien. C’est la première fois que quelqu’un touche à mon intimité le plus intime, de plus avec sa langue. Ni mon mari, ni aucun des autres hommes que j’ai connus avant mon mariage m’a fait ça. J’ai envie de lui demander d’arrêter. J’ai envie d’éviter cette caresse d’un mouvement brusque. A la place, je m’agrippe à l’une des barres de l’espalier. Fort. Pour ne pas bouger. Non, pour pousser mon derrière vers son visage, pour que sa langue puisse mieux me pénétrer. Oh qu’elle est douce, qu’elle est agile, cette langue qui s’enfonce le plus loin possible dans mon corps, par une autre voie, par une nouvelle voie.

Comme bien de temps ça a duré je ne le sais pas. Peut-être une minute. Peut-être deux. En tout cas une éternité. Une éternité de plaisir. Et tout d’un coup un bruit. J’ai vu la tête du barman passer dans la pièce par la porte laissée ouverte. Ai-je râlé de plaisir ? Ai-je crié ? Les clients restant dans la salle et le barman ont-ils entendu quelque chose ? Je ne me souviens pas. Ce que je sais, c’est qu’il regarde mes seins, mes mamelons encore tout gonflés par les caresses.

Sa langue n’est plus sur moi. Elle n’est plus en moi. Il se lève, Le barman lui dit qu’il doit partir et demande d’être payé. Il sort et sans un mot suis le barman. Je ne veux pas aller trop loin. Je suis déjà allée trop loin. J’enfile le chemisier sans le boutonner, mets ma jupe, ramasse ma culotte, la mets dans mon sac sans la mettre, sors du bar sans un regard en boutonnant mon chemisier. J’ai honte de me laisser aller mais que c’était bien.

Je repense assez souvent à cette nuit, J’ai honte en y repensant mais je ne regrette pas. Si, je regrette de ne pas avoir le courage d’aller plus loin.Vais-je avouer ce qui s’est passé cette nuit à mon mari ? Je ne sais pas. Peut-être un jour. A qui je peux raconter cette histoire sans être jugée ? A personne. Sinon à Confessions.

Laissez moi vos commentaires. Dis moi, mesdames ce que vous aurez fait à ma place. Je ne vous répondrai peut-être pas mais je les lirai.

AnaElle.

Dim 13 mai 2007 1 commentaire
Bonjour Anaelle. Je voulais juste te dire que ton témoignage, ta confession m'a énormément ému et beaucoup excité, également. J'imagine que ça a du te faire drôle de te trouver à deux doigts de tromper ton homme en faisant ce que tu n'avais jamais fait avec lui auparavant. Te l'a-t-il fait depuis et cela t'a-t-il plus? J'ai adoré te lire. Merci! Bisous de Bison
Bison - le 23/08/2007 à 12h14